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L’accompagnement en évolution

L’évolution du métier d’agriculteur en circuits courts interroge l’accompagnement réalisé auprès de ces derniers. Comment concilier les différentes dimensions du métier dans mon offre de formation ? Quelle posture dois-je tenir ?  Comment adapter mes méthodes ? Quelle est la bonne distance, le bon degré d’intervention ? Autant de question que se posent les animateurs-formateurs…

 

Les circuits courts évoluent très rapidement, il s’agit d’un sujet en mouvement constant. Il n’existe pas d’image statique des circuits courts, ni un outillage figé pour y répondre. La qualité première de l’animateur est d’être en mesure d’observer ces évolutions, de les partager avec les personnes avec lesquelles il travaille (administrateurs, responsables d’établissement, élus, agriculteurs…)  et d’adapter son accompagnement, en prenant en compte les multiples dimensions du métier d’agriculteur.

 

Quelle posture adopter ?

  • Quel est le juste niveau d’intervention ? Est-ce que je suis légitime pour conseiller ?
  • Ai-je suffisamment de choses à transmettre ?
  • Face à des personnes qui ont des demandes, jusqu’où doit-on être expert, et expert en quoi?
  • Quelle est ma place dans le projet ?

 

Dans l’accompagnement des acteurs des circuits courts, les animateurs interrogés se définissent volontiers comme des facilitateurs, qui interrogent, mettent en relation, gèrent les jeux d’acteur. Mais la posture d’expert, qui apporte un savoir extérieur « descendant », peut aussi être adaptée dans certaines situations. Beaucoup constatent qu’il y a des moments où l’on attend d’eux un rôle de conseil, qu’ils ont des éléments pour orienter les débats. Ainsi, les lignes ne sont pas tranchées, et les animateurs doivent s’interroger en permanence sur la bonne distance, le bon degré d’intervention.

 

De facilitateur à expert : évoluer dans sa posture d’accompagnateur

Témoignage de Julien Grayo. Animateur. CIVAM du Haut-Bocage

 

Dépasser les jeux d’acteur 

Témoignage de Pierre-Henri Roussel. Animateur. AFIP Nord-Pas de Calais

 

 

Comment transmettre des savoirs ?

Cette transmission peut être descendante et dispensée par un expert. Mais elle peut aussi être horizontale, c’est-à-dire se transmettre entre pairs avec l’aide d’un animateur. Cette approche a l’avantage d’être en forte adéquation avec une des spécificités des circuits courts, qui est la nécessité de connaître son territoire et ses acteurs, ce qui place de facto l’expérience au niveau du terrain.

 

S’appuyer sur l’expertise des agriculteurs en circuits courts

Témoignage d’Alexiane Spanu. Animatrice-Formatrice. AFIPaR Poitou-Charentes

 

Transfert de savoir faire entre agriculteurs expérimentés et porteurs de projets

Témoignage de Moïse Cornée. Animateur. CIVAM Agriculture Durable 49

 

Comment gérer la question des valeurs ?

Les modes d’intervention de l’accompagnateur reflètent à la fois sa manière personnelle d’aborder son métier mais aussi le positionnement, en termes de valeur et d’identité, de la structure qu’il représente. Les circuits courts véhiculent des valeurs de proximité, de transparence, d’équité entre producteur et consommateur, de qualité des produits… Valeurs qui peuvent être mises en évidence par les producteurs dans l’acte de commercialisation. De la même façon, parler d’argent n’est pas forcément inné ni facile pour tout le monde. Or se lancer dans les circuits courts c’est aussi devenir vendeur. Prendre un temps de réflexion sur cette notion de relation à la vente, à l’argent peut permettre aux agriculteurs d’être plus à l’aise sur ces sujets.

 

En tant qu’animateur, comment gérer cette question des valeurs lorsqu’on accompagne un groupe ?

Quelques éléments de réponse dans les modules de formation :

 

Pour aller plus loin, consultez :